{"id":1114,"date":"2024-10-15T12:12:59","date_gmt":"2024-10-15T10:12:59","guid":{"rendered":"https:\/\/lesgrandesdames.fr\/?p=1114"},"modified":"2024-10-15T12:27:03","modified_gmt":"2024-10-15T10:27:03","slug":"marguerite-yourcenar-memoires-dune-immortelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lesgrandesdames.fr\/index.php\/2024\/10\/15\/marguerite-yourcenar-memoires-dune-immortelle\/","title":{"rendered":"Marguerite Yourcenar : M\u00e9moires d\u2019une immortelle\u00a0"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"1114\" class=\"elementor elementor-1114\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-c37a043 e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-id=\"c37a043\" data-element_type=\"container\" data-core-v316-plus=\"true\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-bc77af6 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"bc77af6\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! elementor - v3.20.0 - 26-03-2024 *\/\n.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:#69727d;color:#fff}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap{color:#69727d;border:3px solid;background-color:transparent}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap{margin-top:8px}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap-letter{width:1em;height:1em}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap{float:left;text-align:center;line-height:1;font-size:50px}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap-letter{display:inline-block}<\/style>\t\t\t\t<p><span style=\"font-weight: 400;\">Vous savez, on dit souvent que l\u2019on \u00e9crit pour soi, pour ses propres besoins, pour gu\u00e9rir ses\u00a0 propres blessures. Je n\u2019ai jamais cru \u00e0 cette id\u00e9e romantique de l\u2019\u00e9crivain qui soigne ses plaies\u00a0 avec ses mots, qui se balade, seul, dans des sentiers battus, son carnet en main, ses pens\u00e9es\u00a0 ailleurs, des r\u00eaves plein les yeux, des myst\u00e8res dans ses sillages, pr\u00eat \u00e0 dompter ses cauche\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">mars. J\u2019ai \u00e9crit pour m\u2019ouvrir, pour comprendre le monde et en sonder les myst\u00e8res. Mes\u00a0 \u0153uvres ne sont pas des confessions, seulement des tentatives d\u2019explorer l\u2019humain \u00e0 travers ses\u00a0 histoires, \u00e0 travers ses \u00e9checs, et ses triomphes, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">in fine<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. Ce qui m\u2019int\u00e9resse, ce sont les liens\u00a0 qui tissent les \u00e9poques, les peuples et les civilisations. J\u2019ai voulu donner une voix \u00e0 ceux qui,\u00a0 souvent, n\u2019en ont plus. Hadrien , par exemple, est mort depuis des si\u00e8cles, mais il avait encore [<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">1]<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">tant \u00e0 dire sur la condition humaine (il a volontiers laiss\u00e9 Malraux lui emprunter ce titre).\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Je sais, je sais, certains disent que je me suis trop \u00e9loign\u00e9e de mon temps, que je suis all\u00e9e\u00a0 chercher trop loin des personnages morts depuis des mill\u00e9naires, pour para\u00eetre \u00e9rudite, amoureuse du fameux \u00ab c\u2019\u00e9tait mieux avant \u00bb. Jeune homme, r\u00e9ponds moi : que reste-t-il d\u2019autre \u00e0\u00a0 faire quand la banalit\u00e9 vous serre la gorge ? Les hommes de mon si\u00e8cle ont voulu dominer le\u00a0 monde avec des machines ; moi, j&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 parler aux fant\u00f4mes, n\u2019est-ce pas ? Je me suis ins tall\u00e9e dans la Rome d&rsquo;Hadrien pour mieux voir, pour scruter les r\u00e9sonances de notre propre\u00a0 temps dans la chair d&rsquo;un empereur fatigu\u00e9, mourant, \u00e9teint. Que de nuits ai-je pass\u00e9es \u00e0 dialoguer avec Hadrien, comme si j&rsquo;\u00e9tais celle \u00e0 qui il aurait pu tout dire. D\u00e9trompe toi, je ne l\u2019ai <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">jamais contraint. Il parlait, et je n\u2019\u00e9tais qu\u2019un canal, une passeuse entre ses murmures et le\u00a0 bruit de notre temps, voil\u00e0.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Puis, il y a eu Z\u00e9non , cet autre fr\u00e8re d&rsquo;exil. Ah, Z\u00e9non&#8230; persuad\u00e9 de pouvoir s&rsquo;approcher [<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">2]<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">du ciel \u00e0 force de science et de raison. Lui aussi, un homme d&rsquo;avant-garde, qui ne se r\u00e9sout\u00a0 jamais \u00e0 la petitesse des autres. Je l&rsquo;ai invent\u00e9, certes, mais il est de ceux qui existent sans jamais avoir eu besoin d\u2019os, de sang et de chair. Peut-\u00eatre qu&rsquo;il est n\u00e9 d&rsquo;une part de moi, de cette\u00a0 incapacit\u00e9 \u00e0 accepter les fronti\u00e8res que l&rsquo;on nous impose.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 quoi bon parler de moi, quand mes livres parlent pour moi depuis longtemps ? Tu sais,\u00a0 jeune \u00e9crivain r\u00eaveur et ambitieux, je n\u2019ai jamais voulu que l\u2019on se souvienne de Marguerite\u00a0 Yourcenar, je ne suis que le pont entre des mondes. J\u2019ai v\u00e9cu mille vies en \u00e9crivant, et aucune\u00a0 d\u2019entre elles ne m\u2019appartient vraiment. \u00c9crire, c\u2019est s\u2019incruster dans les pens\u00e9es, dans l\u2019inti\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">mit\u00e9, dans les croyances des autres, et, \u00e0 force, on finit par s\u2019oublier, voil\u00e0 pourquoi les \u00e9crivains se suicident : ils souffrent que le monde souffre autant. Si j\u2019ai un r\u00f4le \u00e0 jouer, c\u2019est celui\u00a0 de t\u00e9moin. T\u00e9moigner que la litt\u00e9rature n\u2019est pas cet ornement dont se parent les esprits paresseux, mais un acte, un geste qui vise l\u2019\u00e9ternit\u00e9. \u00c9crire, c\u2019est se faire d\u00e9miurge, recr\u00e9er la vie\u00a0 dans toute sa splendeur et sa mis\u00e8re, et esp\u00e9rer qu\u2019un jour, quelqu\u2019un, quelque part, retrouvera\u00a0 dans un passage, une phrase, l\u2019ombre de sa propre existence. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Felix qui potuit rerum cognos cere causas <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. [<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">3]<\/span><\/i><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0<\/span><\/i><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Il y a eu ce jour&#8230; o\u00f9 l&rsquo;on m\u2019a appel\u00e9e, o\u00f9 l&rsquo;on m\u2019a dit que j\u2019\u00e9tais \u00ab la premi\u00e8re \u00bb. La premi\u00e8re femme \u00e0 entrer sous la \u00ab Coupole \u00bb. Ah, l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise\u2026 bastion de marbre,\u00a0 \u00e9lev\u00e9 par et pour les hommes, comme tant d\u2019autres institutions, finalement. J\u2019aurais pu refuser, tant d\u2019autres femmes l\u2019auraient fait avant moi, par fiert\u00e9, par orgueil, par d\u00e9dain, ou simplement pour ne pas entrer par la porte que l\u2019on ne m\u2019avait jamais v\u00e9ritablement ouverte. J\u2019ai\u00a0 accept\u00e9. Pas pour briller. Pas pour m\u2019asseoir dans ce fauteuil prestigieux \u2013 qui d\u2019ailleurs, de\u00a0 fauteuil, n\u2019a que le nom. J\u2019ai accept\u00e9 parce qu\u2019il \u00e9tait temps. Il \u00e9tait temps que le f\u00e9minin\u00a0 s&rsquo;inscrive dans ces murs de pierre et de tradition, parce que nos voix aussi, les voix des\u00a0 femmes, ont sculpt\u00e9 cette langue que tant d\u2019hommes v\u00e9n\u00e8rent. Toi y compris, petit malin.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Marguerite Duras aurait pu y entrer avant moi, Colette avec sa sensualit\u00e9, Simone, Anna de\u00a0 Noailles, m\u00e9ritaient tout autant cet honneur.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Ta charmante coll\u00e8gue te le dira, \u00eatre la premi\u00e8re femme dans une assembl\u00e9e de quarante\u00a0 hommes, ce n\u2019est pas une victoire, c\u2019est une t\u00e2che. Lourde. Insoluble. Un r\u00f4le impos\u00e9. Lors qu\u2019ils m\u2019ont \u00e9lue, ce n\u2019est pas \u00ab Marguerite Yourcenar \u00bb qu\u2019ils ont re\u00e7ue. Ils ont \u00e9lu l\u2019id\u00e9e\u00a0 qu\u2019ils se faisaient de la femme \u00e9crivain, la femme qui savait parler la langue des empereurs et\u00a0 des alchimistes, la femme qui s\u2019inspirait de ses amours extra-co\u00eftaux dans des secrets jardins,\u00a0 celle qui rougissait \u00e0 l\u2019h\u00e9mistiche de chaque vers de Verlaine dans <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Romances sans paroles <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. [<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">4]<\/span><\/i> <span style=\"font-weight: 400;\">Ils m\u2019ont accueillie parce que j\u2019\u00e9tais plus qu&rsquo;une femme, en quelque sorte. C\u2019est l\u00e0 toute l\u2019ironie de la chose, n\u2019est-ce pas ? Il leur fallait une femme qui ne menace pas leur conception du\u00a0 pouvoir, une femme dont la plume, bien que ferme, ne grifferait pas trop leurs certitudes.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Je n&rsquo;ai jamais \u00e9t\u00e9 dupe. Je savais que ma pr\u00e9sence l\u00e0-bas serait per\u00e7ue comme un phylact\u00e8re\u00a0 pour toutes les femmes qui r\u00eavaient d\u2019\u00e9crire. Le premier pas vers une reconnaissance plus\u00a0 large, peut-\u00eatre. Mais je ne me suis jamais berc\u00e9e d\u2019illusions : l\u2019Acad\u00e9mie n\u2019a pas chang\u00e9\u00a0 d\u2019un coup, pas plus que le monde autour de nous. J\u2019\u00e9tais, pour eux, une sorte de curiosit\u00e9, une\u00a0 \u00e9trang\u00e8re dans leur cercle si s\u00e9lect. J&rsquo;ai pris cette place pour toutes celles qui viendraient\u00a0 apr\u00e8s, pour que le chemin soit un peu moins escarp\u00e9. Tu vas prendre ma main dans la figure\u00a0 avec tes insinuations, je ne suis pas une martyre.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Le probl\u00e8me n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 l\u2019Acad\u00e9mie elle-m\u00eame, non. Ce sont les attentes du monde,\u00a0 cette manie que l\u2019on a de juger une femme, non pas sur ses \u0153uvres, mais sur sa capacit\u00e9 \u00e0\u00a0 s\u2019imposer dans un milieu masculin, que c\u2019est d\u2019une tristesse. J\u2019ai toujours refus\u00e9 ce combat.\u00a0 Ce qui m&rsquo;int\u00e9ressait, c&rsquo;\u00e9tait de participer \u00e0 cette vieille institution de la langue fran\u00e7aise pour\u00a0 continuer \u00e0 enrichir cette langue que j&rsquo;ai tant aim\u00e9e, \u00e0 ma fa\u00e7on, sans m&rsquo;excuser d&rsquo;\u00eatre l\u00e0. Ce\u00a0 fauteuil, je l\u2019ai pris comme un espace de dialogue, un caf\u00e9 litt\u00e9raire, pas comme un tr\u00f4ne de\u00a0 conqu\u00eate. Moins encore un tr\u00f4ne de fer.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Car \u00eatre une femme dans ce monde, vous le savez bien, c\u2019est naviguer entre les regards, les\u00a0 jugements, les contradictoires attentes. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on vous dit que vous devez prouver votre\u00a0 valeur, de l\u2019autre, on vous reproche de ne pas \u00eatre assez douce, assez discr\u00e8te. Laissez moi\u00a0 rire. J\u2019ai refus\u00e9 d\u2019\u00eatre l\u2019une ou l\u2019autre. J\u2019ai refus\u00e9 d\u2019entrer dans cette mascarade. J\u2019ai \u00e9crit mes\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">livres avec la rigueur de N\u00e9m\u00e9sis , sans me soucier de ce qu\u2019ils diraient de moi. Femme, [<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">5]<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">homme, cela m\u2019importait peu. Je ne me sentais ni au-dessus ni en-dessous de cette question.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c9coutez-moi, vous deux, je sais ce que cela signifie. Quand j\u2019ai pass\u00e9 cette porte, je n\u2019\u00e9tais\u00a0 pas seule. Derri\u00e8re moi, il y avait toutes ces femmes que l\u2019on n\u2019a jamais \u00e9cout\u00e9es, toutes\u00a0 celles dont les voix n\u2019ont jamais franchi les murailles de l\u2019histoire. Je n\u2019ai jamais pr\u00e9tendu\u00a0 parler pour elles, je ne me suis jamais donn\u00e9 ce r\u00f4le, n\u00e9anmoins, je savais que cette entr\u00e9e\u00a0 marquait quelque chose. Et si je suis rest\u00e9e debout, la t\u00eate haute, c&rsquo;est parce que je savais\u00a0 qu&rsquo;un jour, d&rsquo;autres femmes viendraient pour simplement faire partie de cet ordre des choses,\u00a0 comme il aurait toujours d\u00fb en \u00eatre ainsi.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Aujourd\u2019hui, je regarde cette Acad\u00e9mie, avec ses quarante fauteuils fig\u00e9s dans le temps, et\u00a0 je me demande ce qu\u2019ils signifient vraiment. Le monde autour de nous change si vite, et pour tant, ces hommes en habits verts persistent \u00e0 croire que la langue est un royaume immuable,\u00a0 immarcescible. La langue, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">postremo<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, est bien plus vivante que ceux qui pr\u00e9tendent la prot\u00e9ger.\u00a0 Elle coule, elle change, elle \u00e9chappe, elle vibre. Je suis venue, simplement, pour apporter ma\u00a0 pierre \u00e0 cet \u00e9difice. Une pierre diff\u00e9rente peut-\u00eatre, mais qui s\u2019inscrit dans cette continuit\u00e9.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">J\u2019aurais pu \u00e9crire sur moi, sur mes combats, sur ma condition de femme. Cela aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9ducteur. Parce qu\u2019au fond, ce que je suis n\u2019importe pas. Ce qui compte, ce sont les \u0153uvres, les\u00a0 id\u00e9es, ces mots qui traversent le temps. Je ne me suis jamais consid\u00e9r\u00e9e comme une pionni\u00e8re,\u00a0 ni comme une porte-parole. Je suis une femme qui a \u00e9crit, une femme qui a cru que la litt\u00e9rature pouvait ouvrir des fen\u00eatres sur l\u2019\u00e9ternit\u00e9. Que ce soit sous la Coupole de l\u2019Acad\u00e9mie\u00a0 fran\u00e7aise ou dans la solitude de ma table de travail, j\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 aller au-del\u00e0 des apparences, \u00e0 atteindre ce que nous avons tous en commun, au-del\u00e0 des genres, des \u00e9poques, des\u00a0 croyances : la soif de libert\u00e9.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Le fait d\u2019\u00eatre une femme \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie, cela a marqu\u00e9 les esprits, je le sais. Mais ce qui\u00a0 m\u2019importe, ce n\u2019est pas d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re femme \u00e9lue. Ce qui m\u2019importe, c\u2019est d\u2019avoir\u00a0 contribu\u00e9, m\u00eame un peu, \u00e0 cette grande aventure qu\u2019est la langue fran\u00e7aise. Une aventure o\u00f9\u00a0 les femmes, les hommes et les \u00e9toiles ont leur place, comme des participants \u00e9gaux, l\u00e9gitimes,\u00a0 indispensables, fraternels.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Et maintenant, que reste-t-il ? Des livres, des id\u00e9es, des fragments d\u2019une vie. Peut-\u00eatre, un\u00a0 jour, se souviendra-t-on de moi comme de cette femme qui a parl\u00e9 \u00e0 Hadrien, qui a explor\u00e9 les\u00a0 m\u00e9andres de l\u2019Histoire avec une rigueur presque scientifique, mais aussi avec une dilection\u00a0 ineffable pour les \u00eatres. Ou peut-\u00eatre que l\u2019on oubliera tout cela, et ce sera bien aussi. Car ce\u00a0 qui compte vraiment, ce ne sont pas les honneurs, les titres, ou les fauteuils. Ce qui compte,\u00a0 c\u2019est que la litt\u00e9rature continue de vivre, de respirer, d\u2019\u00e9clairer nos chemins. Et pour cela, il\u00a0 n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019\u00eatre assis sous une Coupole. Il suffit d\u2019avoir la foi, non pas en soi\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">m\u00eame, mais en la force des mots et en celle des choses.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p>[1] :<span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Les M\u00e9moires d\u2019Hadrien \u00bb, roman sous forme d\u2019une autobiographie fictive de l\u2019empereur romain Hadrien, <\/span>\u00a0<span style=\"font-weight: 400;\">\u0153uvre marquante de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, publi\u00e9e en 1951.\u00a0<\/span><\/p><p>[2] : <span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0L\u2019\u0152uvre au noir \u00bb, deuxi\u00e8me roman de Marguerite Yourcenar, publi\u00e9 en 1968, raconte l\u2019histoire fictive de <\/span>\u00a0<span style=\"font-weight: 400;\">Z\u00e9non Ligre, un savant et alchimiste du XVIe si\u00e8cle.<\/span><\/p><p>[3] : <span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Heureux celui qui connait la fin des choses \u00bb, citation attribu\u00e9e \u00e0 Virgile.<\/span><\/p><p>[4] : <span style=\"font-weight: 400;\">Recueil reconnu pour sa sensibilit\u00e9.<\/span><\/p><p>[5] : <span style=\"font-weight: 400;\">D\u00e9esse de la justice divine dans la mythologie grecque, souvent associ\u00e9e \u00e0 la rigueur.<\/span><\/p><h5><strong>\u00a9 Steve Aganze\u00a0\u00a0<\/strong><\/h5><h5>Correctrice Stephanie.cstlr<\/h5><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous savez, on dit souvent que l\u2019on \u00e9crit pour soi, pour ses propres besoins, pour gu\u00e9rir ses\u00a0 propres blessures. 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